Biographie de Didier Daeninckx

Didier Daeninckx est un écrivain français né le 27 avril 1949 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Il est l’auteur de romans policiers, d’essais et de nouvelles. Il a reçu le Grand Prix de la littérature policière en 1985 et le Prix Goncourt de la nouvelle en 2012. L’ensemble de son œuvre a été récompensée par le prix Paul Féval de Littérature populaire en 1994.

 

L’Œuvre policière

L’Œuvre de Didier Daeninckx se caractérise par un parti-pris littéraire résolument populaire, tout en incluant des dossiers socio-politiques lui donnant une dimension particulière. Au travers de romans policiers, l’auteur a réussi à toucher des thèmes sensibles tels que le massacre des Algériens à Paris en 1961 (« Meurtres pour mémoire », 1984), la pratique des fusillés pour l’exemple durant la Première Guerre mondiale (« Le der des der », 1917) ou la corruption dans le milieu politique (« Géant inachevé », 1984). Les années 80 se caractérisent par la présence récurrente de l’inspecteur Cadin dans ses romans. Le personnage se suicidera finalement en 1990 dans le « Facteur fatal ».

 

La diversification de son Œuvre

Le talent de Didier Daeninckx a également sévi dans la littérature pour enfants, notamment avec « Le chat de Tigali » en 1988. La même année, « La mort n’oublie personne » raconte l’histoire d’un résistant condamné pour meurtre après la guerre. Cet ouvrage, qui délaisse la veine policière, est considéré comme l’un de ses romans les plus aboutis. Les années 90 voient l’auteur s’essayer avec succès à la nouvelle et à l’écriture pour le théâtre ( « Yvonne, la madone de la Plaine », 1994). Ces écrits partagent une vision ironique sur la société contemporaine, en partant de faits d’apparence anodine.

 

Ses prises de position sur le passé français

Il est impossible d’évoquer la vie de Didier Daeninckx sans rappeler ses engagements. Ancien sympathisant communiste et aujourd’hui proche du Front de Gauche, il a fustigé tout au long de sa carrière les auteurs ou les journalistes qu’ils considèrent comme négationnistes. Didier Daeninckx rappelle souvent qu’il est nécessaire de parler du passé pour ne pas répéter les erreurs commises. Ses prises de position sur le colonialisme l’ont ainsi fait s’affronter à Gilles Perrault, qu’il accuse de faire l’apologie du colonialisme dans « Le Goût du secret ». Cet affrontement a accouché d’un roman en forme de droit de réponse : « Le Goût de la vérité » (1997). Ses prises de position lui ont valu différents articles virulents et des mises en examen pour diffamation.

 

L’engagement politique de Daeninckx

Sympathisant communiste durant de longues années, Didier Daeninckx a vécu son engagement politique au travers de son œuvre. Issu d’un milieu populaire, il est capable de mettre en scène ses personnages dans un univers proche du réel. En marge de son activité littéraire, il a également collaboré au site d’information amnistia.net animé par d’anciens membres des Brigades Rouges italiennes. Il a fait partie d’associations civiles telles que Ras l’Front et rend périodiquement public son engagement pour telle ou telle liste politique à la veille de certaines élections.

 

Ses œuvres principales

  • – Meurtres pour mémoire (1984)
  • – Le chat de Tigali (1988)
  • – La mort n’oublie personne (1989)
  • – Le Reflet (1994)
  • – Cannibale (1998)
  • – Histoire et Faux-semblants (2007)

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